C'est l'un des plus grands labres des côtes méditerranéennes. Le corps est robuste, de forme allongé. Les flancs sont marqués de trois bandes foncées plus ou moins visibles. Les lèvres sont protubérantes et charnues. Les couleurs varient en fonction de la période et du sexe. Cependant, mâle et femelle sont caractérisés par une sorte de masque reliant les yeux. Une tâche foncée se trouve au niveau des pectorales.
En période de frais, les mâles sont de couleur verte à bleuâtre, et les bandes deviennent rouges. Les femelles et les mâles dominés sont plus ternes, avec un corps globalement beige et des rayures légèrement rougeâtres.
Les juvéniles sont cachés dans les herbiers ou à proximité des algues dans les zones rocheuses. Ils vivent à proximité d'autres crénilabres et des girelles. Adultes, les mâles dominés et les femelles peuvent être observés en petits groupes ou en solitaire. Les mâles dominants sont plus souvent solitaires et vivent plus profond. Pouvant avoisiner les 45 centimètres, ces derniers sont parmi les plus gros labres présents dans les eaux de Méditerranée. Les adultes sont parfois observés en position verticale, en attente de se faire nettoyer par des labres nettoyeurs. Il est régulièrement parasité par des crustacés isopodes ou des plathelminthes. (source : Doris)
Entre avril et juillet, le mâle prépare un nid d'algues élémentaire et guette les femelles en se postant juste au-dessus. Ses couleurs sont vives et virent au jaune/vert fluo. Lorsqu'une femelle passe à proximité, ce dernier parade en la guidant vers le nid. Une fois la ponte effectuée, le mâle féconde les œufs et commence à protéger sa progéniture. La femelle ne reste pas après le frais et ne se préoccupe pas des œufs. Espèce inoffen
Le crénilabre paon, appelé également roucaou ou rouquier, est l'un des poissons les plus communs des côtes méditerranéennes. Ce petit prédateur fréquente les zones rocheuses et les herbiers en quête de petits organismes marins. Autour de Marseille, il fait partie des espèces pêchées pour la bouillabaisse.