Le corps est plus allongé que les autres Labrus. Les juvéniles et les femelles sont orangés à rosâtres avec un motif alternant quatre tâches blanches et trois tâches noires à proximité de la nageoire dorsale. Ses nageoires dorsale et anale sont jaunes, bordées de bleu. Il existe de nombreuses colorations tout au long de la transformation sexuelle. Au dernier stade, les grands mâles sont bicolores, bleus ou turquoises d'un côté, rougeâtre à orange de l'autre.
Outre les différences de couleurs, les mâles sont plus grands que les femelles. Ils peuvent atteindre les 40 centimètres environ.
La coquette réside à proximité des récifs couverts d'algues ou des herbiers. Elle est généralement solitaire, en particulier les vieux mâles. Elle peut également être observée en couple, avec un groupe de plus jeunes individus. Ce poisson non migrateur semble résider toute sa vie sur un même territoire. À l'instar des autres Labrus, il chasse principalement des crustacés. Il peut également s'attaquer à des mollusques, des petits poissons ou encore des vers.
Comme chez les autres vieilles, le mâle construit un nid d'algues au début du printemps. Celui-ci est réalisé en zone mixte, à même le gravier ou les rochers. La reproduction a lieu en couple uni. Les mâles ne semble pas polygames chez cette espèce. Le mâle protège les œufs et le premier stade de croissance des larves. Ensuite, elles sont emportées par les courants. Chez la coquette, la maturité sexuelle survient au cours de la seconde année de vie. Le changement de sexe ne semble pas dépendre de l'âge mais plutôt de la taille et de la nécessité d'un mâle reproducteur dans la zone.
Profondeur 2 - 200 m
Labrus mixtus, plus communément appelée « coquette », est un poisson marin originaire de la côte est de l'océan Atlantique et de mer Méditerranée. Il compte parmi les espèces les plus colorées de ces régions. Son nom fait directement référence à ses motifs marqués et attrayants. Malheureusement, l'espèce est peu étudiée et semble souffrir de la pêche récréative mais aussi industrielle en tant que prise accessoire. Les populations sont officiellement considérées comme non menacées mais plusieurs études scientifiques pointent le manque de recherche sur l'état des stocks sur l'ensemble de son aire.