Le chirurgien jaune est de couleur jaune, le corps est comprimé latéralement et de forme ovale. La bouche de petite taille se trouve à l'avant d'un museau effilé. Le scalpel situé sur le pédoncule caudal est blanc. Bien que certains individus peuvent atteindre 20 cm, la taille moyenne de Zebrasoma flavescens se situe autour d'une quinzaine de centimètres.
Il n'a pas de dimorphisme apparent chez cette espèce, seul un examen des gonades après autopsie permet de déterminer le sexe. Néanmoins il existe trois types de dimorphisme lié à la taille chez les chirurgiens : macroandrie (mâle plus gros), isomorphisme (taille identique) et macrogynie (femelle plus grande). Chez Zebrasoma scopas, une étude démontre que l'espèce est macroandrique. Ces deux espèces étant très proche génétiquement, on peut supposer que Zebrasoma flavescens pourrait l'être aussi. La taille adulte moyenne des femelles serait de 15 cm contre 16,5 cm pour les mâles.
Le chirurgien jaune vit en solitaire ou en petits groupes éparses. Il réside naturellement à proximité des coraux et des récifs. Principalement herbivore, il passe le plus clair de son temps à nager et à picorer des algues filamenteuses. Les mâles sont à minima territoriaux en période de reproduction.
Le chirurgien jaune est un poisson ovipare qui pond en eau libre. Le frai a lieu en groupe ou en couple, les mâles courtisant les femelles. La reproduction est liée à la pleine lune. Elle a lieu tout au long de l'année. Les larves sont planctoniques.
Se nourrit d'algues filamenteuses et non calcifiées du benthos, d'autres matières végétales marines, ainsi que de certains types de zooplancton.
Zebrasoma flavescens, plus communément appelé chirurgien jaune, est un poisson tropical originaire de l'océan Pacifique. Il est présent dans la Grande barrière de corail et dans toutes les mers d'Asie du Sud-Est. Cette espèce a subi une forte diminution de sa population au cours des 30 dernières années, principalement à cause du commerce aquariophile. Les stocks provenant d'Asie du Sud-Est s'affaiblissent et des captures utilisant des produits toxiques à base de cyanure ont encore lieu. Cependant, de nouvelles techniques moins impactantes sont testées depuis les années 2000. Les prises à Hawaï sont passés de 10 000 poissons par an en 1970 à 400 000 en 2006. Cette espèce est l'un des poissons de référence utilisé pour une étude sur la recolonisation des récifs endommagés. Cette dernière tente de mettre en évidence que le son émis sous l'eau par un récif en bonne santé attire une large diversité d'espèces de poissons.