L'espèce atteint une taille comprise entre 4 et 7,5 cm. Le corps est petit et allongé, tandis que la tête est large et nettement aplatie dorso-ventralement, lui donnant un profil écrasé caractéristique. Le museau est pointu et porte une large bouche équipée de lèvres épaisses. Les yeux sont positionnés sur la face dorsale de la tête. Une particularité anatomique notable réside dans la présence de deux appendices situés en arrière des narines, elles-mêmes placées entre les yeux. La distinction formelle avec Lepadogaster purpurea repose sur l'observation des ocelles (taches oculaires) situés sur la partie postérieure du corps : chez le Porte-écuelle de Gouan, il s'agit de deux taches bleues de forme irrégulière et « creuses » (non pleines), tandis que chez L. purpurea, les ocelles sont parfaitement ronds et cerclés de brun. Le disque de succion, formé par la modification des nageoires pelviennes, présente également une répartition et un nombre de papilles spécifiques (3 à 4 rangées), contrairement aux 5 à 6 rangées observées chez l'espèce sœur.
L'espèce présente un dimorphisme sexuel marqué, visible notamment durant la période de reproduction. Les mâles sont plus massifs que les femelles, caractérisés par une tête et des joues nettement plus larges. De plus, les mâles arborent une coloration rouge vif sur les nageoires impaires : la nageoire caudale, ainsi que les nageoires dorsale et anale, se teintent de rouge, servant probablement de signal lors des parades nuptiales et de la garde de la ponte. Les femelles restent plus discrètes, dépourvues de cette coloration rouge intense et présentant une morphologie plus fine.
Le Porte-écuelle de Gouan est une espèce strictement benthique et sédentaire. Il vit caché sous les rochers et les galets, utilisant son puissant disque adhésif ventral pour se fixer fermement au substrat, rési
Le Porte-écuelle de Gouan (Lepadogaster lepadogaster) est un petit poisson cryptobenthique de la famille des Gobiesocidae, présent en mer Méditerranée (orientale et centrale) et en mer Noire. Longtemps confondu avec son espèce sœur Lepadogaster purpurea (considérée autrefois comme une sous-espèce), il est désormais reconnu comme une espèce distincte grâce à des marqueurs morphologiques précis, notamment la forme de ses ocelles et la structure de son disque adhésif. Inféodé aux zones de galets et de rochers peu profonds, il utilise sa ventouse pelvienne modifiée pour résister aux courants et aux vagues dans la zone intertidale.