Ce poisson anguilliforme de 2 à 2,5 m de long est de couleur marron/vert avec le ventre blanc/jaune à orange . L'espèce ne présente pas de nageoires caudale, dorsales et pelviennes. La nageoire anale est longue. Bien que l'espèce possède des branchies, celle-ci respire aussi par la bouche. Cette dernière est fortement vascularisée, ce qui facilite les échanges gazeux. Pour respirer dans des zones faiblement oxygénées, l'anguille électrique remonte à la surface pour "gober" de l'air. Cette caractéristique permet à l'anguille électrique d'effectuer des déplacements sur la terre et de fréquenter des bras morts de rivière faiblement oxygénés. L'anguille électrique émet des décharges électriques grâce à des muscles modifiés à l'arrière de son corps. Elle est aussi capable d'analyser un champ électrique grâce à des récepteurs situés sous la tête. Les cellules modifiées des muscles, aussi appelés electrocytes, génèrent un courant qui peut dépasser les 700 volts pour 2 ampères. Cette décharge est suffisante pour assommer une grosse proie. Cette faculté sert aussi à l'électrolocation : l'anguille électrique peut s'orienter dans des eaux troubles grâce au champ électrique qu'elle émet.
Il n'existe pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. Cependant les mâles adultes sont plus grands que les femelles.
L'anguille électrique est principalement nocturne. Comme la plupart des poissons électriques, elle créé un champ électrique autour d'elle qui lui permet de déterminer la nature des objets qui l'entoure. Un animal ou un objet modifiera, par sa charge, ce champ électrique, donnant ainsi à l'anguille des informations sur son environnement. Electrophorus électrices est un chasseur actif. Lorsque la proie est repérée, l'animal s'approche et émet une décharge électrique qui assomme la proie. Cette dernière est ensuite ingérée par l'anguill
L'anguille électrique est un poisson d'eau douce d'Amérique du Sud répertorié dans les bassins de l'Amazone et de l'Orénoque. Comme toutes les espèces de la famille des Gymnotidae, il a la capacité d'émettre des impulsions électriques. Ces animaux sont étudiés depuis le XVIIIe siècle et ont inspiré nombre de recherches, comme la pile d'Alessandro Volta, la régularité des fréquences d'impulsion étudiées au Muséum Aquarium de Nancy ou encore, en 2017, la mise au point d'hydrogels utilisés dans les pacemakers.