Comme ses congénères, cette espèce possède un corps fusiforme allongé. Ce poisson se distingue de ses derniers par la présence de taches latérales sombres se réunissant dorsalement chez les adultes, et de taches sombres séparées chez les juvéniles. L'espèce possède un plus grand nombre de cuspides sur les dents de l'avant, plus d'écailles sur le corps et un pédoncule caudal plus profond. Des chercheurs comme Böhlke (1958) ont utilisé ces caractéristiques pour identifier cette espèce, bien que des similitudes avec d'autres espèces puissent parfois poser des défis dans son identification précise. Des études de Pavanelli (2003) ont confirmé sa présence dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, notamment en Équateur, au Pérou, au Brésil et en Bolivie, dans les affluents de l'Amazone. Les spécimens examinés en Bolivie et au Pérou correspondent à ceux trouvés dans le fleuve Caquetá en Colombie, soulignant ainsi l'ampleur de sa distribution dans la région amazonienne. Cette espèce est proche morphologiquement de P. guyanensis, P. pongoensis, P. carrikeri et P. suborbitalis.
Les mâles ont des tubercules reproducteurs visibles et nombreux sur la partie avant du corps, visible en période de reproduction.
Cette espèce se nourrit d'algues qu'elle broute sur les pierres ou tout autre substrat. Les jeunes vivent en groupes épars pendant toute une période de propagation. Les adultes sont territoriaux, ils protègent leur zone d'alimentation contre leur congénère et d'autres espèces au comportement territorial similaire comme les Characidium.
Le mode de reproduction probable de l'espèce implique probablement un regroupement en banc dans les zones supérieures des rivières. Les œufs tombent entre les rochers ou sont charriés par le courant
Parodon buckleyi est un poisson d'eau douce originaire des affluents supérieurs des bassins de l'Amazone et de l'Orénoque. Il affectionne particulièrement les torrents et zones de courant des rivières. Ce poisson d'une quinzaine de centimètres à l'âge adulte se nourrit d'algues épiphytes.