Le corps est fusiforme et modérément comprimé latéralement avec une livrée argentée à reflets dorés. Deux taches humérales sombres nettement marquées et une tache du pédoncule caudal s’étendant à la base de la nageoire caudale constituent les marques diagnostiques, tandis que la marge supérieure de l’œil est rouge. La bouche est terminale adaptée à la capture d’éléments dérivants. La taille maximale est d'environ 5 cm en longueur totale. Il existe deux sous-espèces de feu-de-position : Holopristis ocellifer ocellifer et Holopristis ocellifer falsus. Ces dernières partagent globalement les mêmes motifs de coloration et de marquage. La distinction provient d'une tache rouge brillante propre à H. o. ocellifer, à la base de la nageoire caudale. Cette caractéristique sert probablement de trace oculaire car elle imite la couleur rouge de l'iris de l'œil.
Les mâles sont beaucoup plus petits et plus sveltes que les femelles. Celles-ci possèdent un abdomen plus rebondi, surtout en période de reproduction.
L’espèce présente un comportement grégaire et évolue souvent aux côtés d’autres petits poissons. Son régime est omnivore à dominante carnée : elle consomme des vers, de petits insectes, des crustacés et parfois des végétaux. Elle se nourrit de jour, en capturant les proies dérivant dans les zones calmes.
La reproduction est ovipare avec une ponte en eau libre dans la végétation et litière du substrat. La future progéniture est livrée à elle-même et ne bénéficie d'aucuns soins parentaux.
Holopristis ocellifera, communément appelé feu-de-position, est un petit characidé sud-américain réparti très largement dans plusieurs bassins du Guyana, du Suriname et de la Guyane française jusqu’aux basses terres du bassin de l’Amazone au Brésil et au Pérou. Il est très connu des aquariophiles et a été longtemps nommé Hemigrammus ocellifer.