Le dos de la raie manta d'Alfred est noirâtre, parfois avec des taches blanches de taille variable au niveau des épaules. Le ventre est blanc, avec une bordure grise sur l'extérieure. La tête, vu de dessous, est blanche, ce qui la différencie de la raie manta géante (Mobula birostris). Comme les autres mantas, cette espèce a une large tête bordée par deux nageoires céphaliques entourant une grande bouche en position terminale. Cette dernière est munie de petites dents sur la mâchoire inférieure. La queue est courte en forme de fouet, généralement sans épine caudale. Une petite nageoire dorsale est présente à l'arrière du corps, à la base de cette dernière. Les cinq paires de branchies sont en position ventrale et, les yeux et spiracles se trouvent de chaque coté de la tête, en position latérale.
Mâle avec gonopode Le mâle possède un organe reproducteur visible appelé gonopode qui lui permet de féconder la femelle. Comme les requins, les raies mâles possèdent deux ptérygopodes. Ce sont des appendices issus de la modification des nageoires pelviennes qui permettent la transmission du sperme jusqu'au cloaque de la femelle. Les mâles ne peuvent en utiliser qu'un seul à la fois.
Cette espèce se rencontre souvent en grand nombre d'individus mais elle est également être observée seule. C'est une espèce au tempérament calme qui effectue de grandes migrations océaniques. On la retrouve le plus souvent dans des eaux peu profondes, non loin de la surface. Les adultes vivent souvent à quelques kilomètres des côtes, autour des récifs coralliens et rocheux. Sa longévité est d'au moins 31 ans.
La manta géante est un ovovivipare. Les jeunes suivent parfois des larges objets en les confondant avec leur mère.
La raie manta des récifs est l'une des raies les souvent plus observées dans les zones de coraux. Elle est présente dans des zones plus chaudes que la plupart de ces congénères, de la mer Rouge jusqu'à Hawaï. Côté Atlantique, une population est présente dans les îles Canaries et une autre au Cap Vert.