Comme les autres poissons-écureuils, cette espèce est facilement identifiable à son corps ovale et ses grands yeux. Il est recouvert de fines bandes rouges d'épaisseur variable sur fonds bleu métallique. Avec sa trentaine de centimètres à l'âge adulte, il fait partie des plus grandes espèces du genre. La première dorsale comprend onze épines pour une douzaine de rayons mous, les dernières épines sont plus courtes. La nageoire anale est rouge avec un liseré blanc. La queue est fourchue et ses extrémités haute et basse sont bordées de rouge. L'espèce la plus proche est Sargocentron hastatum, rencontrée dans l'Atlantique Est. Ce dernier diffère par ses rayures blanches et jaunes et les taches noires présentes sur les deux premières épines de la nageoire dorsale.
Cette espèce ne présente pas de dimorphisme sexuel marqué.
Ce carnivore d'ordinaire grégaire fréquente les fonds rocheux peu profonds. La journée, il se réfugie dans les crevasses et anfractuosités. Il apprécie les zones soumises à de forts courants. Bien que fréquemment rencontré en groupe, il peut également être observé seul. La nuit, il sort de sa cachette pour partir chasser des crevettes et des crabes benthiques, parfois également des petits poissons.
Le Sargocentron cornutum est un poisson ovipare qui pond en eau libre. Risques pour l'Homme Venimeux Oui Comme ces congénères, cette espèce possède une épine épaisse venimeuse au niveau de la joue. La piqûre est similaire à celle d'une rascasse. Elle est douloureuse et peut être dangereuse sans prise en charge rapide.
Le marignan rouget est une espèce marine de poisson-écureuil originaire dans toute la zone Indo-Pacifique. Depuis les années 50, il a commencé à envahir la Méditerranée via le canal de Suez. La première allusion date de 1947 en Palestine, puis il a été répertorié au Liban, à Rhodes, à Chypre, en Grèce, en Turquie et en Lybie. En 2021, il est au moins présent de l'Égypte jusqu'à la mer de Marmara et la mer Égée. L'absence de concurrence nocturne lui confère un avantage notoire dans son expansion. Dans les premières régions envahies, il est devenu commun de croiser des groupes d'une dizaine d'individus à proximité des rochers dans la zone de 15 - 40 mètres. Il côtoie dans ces habitats la castagnole rouge Apogon imberbis, une espèce autochtone. Il semble menacer les populations de mérous et de sparidés indigènes.