Cet hippocampe n'a pas d'épine dorsale. Adulte, il mesure entre 7 et 13 cm, parfois 15 cm selon les sources. Son petit museau légèrement courbé vers le haut ne dépasse pas le tiers de la tête. Cette caractéristique est l'une des clés pour l'identifier. La coloration est variable en fonction de l'environnement. Il peut être uniformément marron à jaune, orange, violet, noir ou vert. Certains individus vivant sur des éponges peuvent présenter un mélange de couleur allant de marron à rouille. Il est parfois pourvu de minuscules points blancs mais ces derniers ne fusionnent pas en épaisses lignes horizontales contrairement à son plus proche cousin, H. guttulatus.
Les femelles sont plus fines. Lorsqu'elles sont pleines, on peut observer un abdomen plus rebondi.
Cet hippocampe occupe des habitats à végétation dense. Il est rencontré dans les herbiers de posidonie et dans les zones d'algues. Parfois, il peut également s'accrocher à des éponges. Sa nage étant maladroite, il est souvent trouvé dans des zones calmes et abritées. Il imite parfaitement la coloration verte ou jaune de la végétation typique de l'Atlantique Est et de la mer Méditerranée. Cette caractéristique lui permet de ne pas être repéré par ses prédateurs et de surprendre les micro-organismes marins qu'il aspire à l'aide de sa trompe. C'est un poisson globalement solitaire qui limite ses mouvements. De manière générale, il évite de sortir des zones plantées. L'hiver, il rejoint des zones plus profondes pour en revenir au début de l'été. La dispersion est importante, ceci est probablement dû à sa nage maladroite. Lors des tempêtes, des adultes s'accrochent à des débris et se retrouvent transportés sur de longues distances. Ce poisson vit entre 3 et 5 ans.
Cette espèce est monogame et ovovivipare. La
Hippocampus hippocampus est l'hippocampe commun de la façade est de l'océan Atlantique et de la Méditerranée. Il est présent des îles britanniques au golfe de Guinée. Il est répertorié dans les Canaries, dans les Açores et dans toute la Méditerranée. À ce jour, il est en annexe II de la CITES. Bien que les populations soient dotées d'une assez forte résilience, c'est un animal particulièrement sensible aux pressions exercées par les activités humaines. Dans plusieurs zones tropicales, les populations de certains de ses cousins ont disparu. Les individus étaient capturés pour être séchés comme souvenir, pour être utilisés dans la médecine traditionnelle sud-asiatique ou pour être exportés pour le commerce aquariophile. Il semble aujourd'hui rare en Méditerranée, sauf dans les lacs saumâtres et certaines lagunes.