Le vairon du Languedoc possède des rayons durs (épines) sur les nageoires dorsale et anale. Les nageoires sont arrondies et transparentes, la dorsale se trouve sur le deuxième tiers du corps et assez haute. La caudale est très échancrée. La teinte est globalement bronze doré peu éclatante, foncée sur le dos et claire sur le ventre, avec peu de dessins sur le dos. Les flancs sont marqués d'une sombre tache indistincte, scindée de vagues carrés. Sous la gorge, il possède une large ceinture d'écailles. Le corps est allongé, la tête arrondie, la mâchoire supérieure dépassant légèrement de l’inférieure.
En période de frai, comme tous les vairons, les mâles arborent une parure nuptiale éclatante et très colorée, associant noir, blanc, rouge, jaune citron voire vert vif.
Son mode de vie est très proche du vairon commun. Comme son cousin, il est principalement diurne. Il vit en banc de quelques dizaines d’individus ou plus, reste principalement près du fond et profite du couvert de la végétation en été ou des caches entre les rochers. Omnivore, il se nourrit d’algues et de débris végétaux, de petits mollusques et crustacés, de petits insectes ou de leurs larves, et occasionnellement d’œufs d’autres poissons. Il se tient souvent face au courant en attendant de voir passer la nourriture à sa portée, ou fouille près du fond pour débusquer ses proies. Il est une proie courante des poissons prédateurs, notamment les salmonidés, mais aussi les brochets et perches.
La maturité sexuelle est atteinte à 2-3 ans. Le vairon du Languedoc se reproduit en été (juin-juillet), il remonte le cours d’eau jusqu’à des zones peu profondes à fond de gravier « propre » (pas de vase ou de végétation) et très oxygénée où se rassemblent des centaines d’individus. Le mâle revêt alors une li
Le Phoxinus septimaniae, ou vairon du Languedoc-Roussillon, est un poisson d'eau douce endémique à la France. C'est une espèce qui s'est adaptée aux conditions hydroclimatiques de la zone méditerranéenne. En contact avec le vairon commun dans la vallée du Rhône et avec des spécimens introduits par des déversements, il subit un risque avéré d'hybridation avec d'autres espèces.