Oryzias latipes est allongée et élancée, caractéristique des poissons de surface. Le dos arbore une teinte brun clair à gris verdâtre, tandis que les flancs s'éclaircissent avec un ventre blanc argenté. Les nageoires, généralement transparentes, peuvent présenter de légères nuances jaunâtres. La bouche, petite et orientée vers le haut, témoigne d'une adaptation à la capture de proies en surface.
Un dimorphisme sexuel subtil distingue les sexes : les mâles portent une petite encoche sur la partie antérieure de la nageoire anale et affichent parfois des nageoires légèrement plus développées, tandis que les femelles présentent un abdomen plus arrondi en période de reproduction.
Cette espèce grégaire fréquente les eaux calmes en petits groupes, privilégiant la surface et la colonne d'eau supérieure. Son activité est principalement diurne. Omnivore, elle se nourrit de petits invertébrés, de zooplancton, de larves d'insectes et de débris végétaux, qu'elle picore à la surface ou parmi la végétation sans comportement de chasse active. La cohabitation avec ses congénères est pacifique, l'agressivité restant exceptionnelle hors contexte de reproduction.
La reproduction d'Oryzias latipes suit un cycle précis lié au rythme nycthéméral. La maturation des ovocytes intervient durant la nuit, suivie de l'ovulation à l'aube. La fécondation est externe mais immédiate : le mâle libère sa laitance à proximité de la femelle, et les gamètes se rencontrent au moment de l'émission des œufs. Une particularité notable de cette espèce réside dans le comportement de la femelle post-ponte : elle conserve les œufs fécondés, accrochés à sa nageoire anale par de fins filaments, pendant plusieurs heures, voire toute la journée. Ce port temporaire permet probablement une meilleu
Oryzias latipes, communément appelé médaka, est un petit poisson appartenant à la famille des Adrianichthyidae. Cette espèce est endémique de l'archipel japonais, où elle occupe une vaste aire de répartition s'étendant de l'île de Honshu jusqu'aux îles Ryukyu, mais elle est absente de l'île septentrionale de Hokkaido. Son nom générique évoque son affinité pour les rizières, habitats emblématiques de son territoire. Bien que non menacée à l'échelle globale, cette espèce subit des déclins localisés dans certaines régions sous l'effet de la pollution, de la destruction des zones humides et de la compétition avec des espèces exotiques envahissantes telles que la gambusie ou le black-bass. L'hybridation avec des souches ornementales ou avec l'espèce proche Oryzias sakaizumii constitue également une menace pour l'intégrité génétique des populations sauvages.