Le corps et les nageoires ressemblent beaucoup à la rascasse rouge (S. scrofa), les juvéniles sont très difficiles à discerner. Cependant, contrairement à cette dernière, la petite rascasse rouge ne possède pas de lambeaux cutanés sous la mâchoire. Elle diffère également de S. maderensis par l'absence de bande noire sur la nageoire caudale. Enfin S. porcus possède de grands lambeaux au-dessus des yeux et est généralement plus foncée. Comme son nom l'indique, cette espèce est rouge à rougeâtre. Elle possède des marbrures et tâches foncées sur l'ensemble du corps. Ces dernières sont différentes en fonction de la zone de vie. Comme chez ses cousines, la tête est large et grande, recouverte de petites épines, et sa bouche proactile lui permet d'attraper rapidement ses proies.
Comme chez d'autres rascasses, les femelles pourraient être de taille supérieure.
La petite rascasse rouge est un poisson solitaire qui passe ses journées positionnée en embuscade sur le fond. Elle se nourrit principalement de crustacés et de petits poissons. Elle est sédentaire et peu farouche. Sa croissance est lente et sa longévité importante. Une étude menée en mer Adriatique a montré que cette rascasse d'à peine 20 centimètres atteint plus de 16 ans. C'est une espèce particulièrement importante dans l'équilibre des écosystèmes méditerranéens. Elle fait partie des premiers colonisateurs des récifs artificiels et se rencontre sous les plates-formes gazières en haute mer.
En fonction des études et des régions de Méditerranée, cette espèce se reproduit soit de mai à août, soit de juillet à octobre. Plusieurs pontes peuvent avoir lieu, chacune contient entre 6 000 et 33 000 œufs d'un diamètre de 500 µm. Peu d'études ont été publiées sur l'âge et la taille de première maturité sexuelle.
Profondeur 10 - 700 m
Se nourrit de petits poissons, de crustacés et d'autres invertébrés vivant sur le fond.
La petite rascasse rouge est répertoriée des îles Canaries jusqu'à la mer Noire. Elle est présente à Madères, dans les Açores et jusqu'aux côtes sénégalaises. En mer Noire, on rencontre une sous-espèce endémique : Scorpaena notata afimbria. Comme sa grande cousine la rascasse rouge, ce petit prédateur utilise son camouflage pour surprendre ses proies. Discrète, cette espèce réside immobile dans les fonds rocheux et les herbiers. Elle fréquente aussi les zones boueuses et sablonneuses plus profondes (jusqu'à 700 mètres). Bien que moins soumise à la pression de la pêche, les populations de cette espèce sont en diminution, en particulier à cause de sa capture comme prise accessoire par les chalutiers. Localement, elle est soumise à de fortes pressions, en particulier sur les côtes françaises où elle est recherchée pour les recettes de bouillabaisse. La petite rascasse rouge est venimeuse et peut causer des accidents. Hors allergie, ces piqûres sont toutefois rarement graves. La croissance de cette espèce est lente et les populations peuvent avoir des difficultés à se reconstituer.