Ce loricariidé se distingue par l'absence de nageoire adipeuse, la présence de petites plaques sur la région abdominale et des épines pectorales fortement élargies. Son corps est protégé par cinq rangées de carènes formées par des odontodes hypertrophiés, lui conférant une armure robuste. La coloration varie du brun foncé au noir presque uniforme, dépourvue de taches ou points clairs, contrairement à l'espèce sœur Acanthicus adonis. La nageoire caudale présente des rayures caractéristiques de couleur ocre à gris. L'espèce peut atteindre jusqu'à 53,0 cm de longueur standard (environ 60 cm de longueur totale).On note des variations géographiques : les spécimens des bassins de l'Orénoque, du Rio Branco et du Takutu présentent souvent une couleur plus sombre et un corps plus déprimé que ceux d'autres régions.
Le dimorphisme sexuel est marqué chez les adultes : les mâles matures développent des odontodes beaucoup plus étendus et acérés sur l'épine pectorale, l'opercule et les joues. Cette différence morphologique s'accompagne d'une divergence comportementale, les mâles devenant plus agressifs et territoriaux à la maturité.
Espèce démersale, Acanthicus hystrix fréquente les chenaux principaux des rivières, dans des courants modérés à forts. Il se dissimule sous des plaques de roches et de graviers agglomérés ou parmi des blocs rocheux de taille moyenne à grande. Omnivore et détritivore, il se nourrit principalement du périphyton qui colonise les troncs submergés le long des berges boisées. Les mâles matures adoptent un comportement territorial prononcé et peuvent se montrer agressifs pour défendre leurs abris. Cette agressivité suggère une tolérance limitée entre adultes dans les espaces restreints, l'espèce ne formant pas de bancs structurés mais occupant son habitat de manière dispersée. Reproduction Mode de
Se nourrit du périphyton qui pousse sur le bois immergé.
Acanthicus hystrix, communément appelé « Guariba » ou « Carachama » localement, est un grand poisson-chat largement distribué dans les bassins de l'Amazone (Brésil, Pérou), de l'Orénoque (Venezuela, Colombie) et du Tocantins-Araguaia. Bien que l'holotype original ait été détruit lors d'un bombardement en 1944, l'espèce est reconnue grâce aux illustrations de sa description originale et aux nombreux spécimens examinés. Aucune donnée chiffrée n'existe sur la taille globale ou les tendances de ses populations, mais l'espèce est considérée comme commune sur l'ensemble de son aire de répartition. Elle revêt une importance économique majeure en tant que poisson d'ornement (code L155), capturé par des plongeurs équipés de compresseurs, notamment dans la région d'Altamira.