Cette espèce mesure en moyenne 6 à 7 cm, avec un maximum signalé de 10 cm en milieu naturel et jusqu’à 12 cm en captivité. Le corps, recouvert de plaques osseuses protectrices, est fusiforme et légèrement comprimé latéralement. La coloration varie du doré au rosé sur les flancs, avec un dos bleu-gris à brun et un ventre blanchâtre. Une tache brun orangé caractéristique est visible sur la tête, juste avant la nageoire dorsale.
Le dimorphisme sexuel est modéré : les femelles sont plus grandes et plus rondes que les mâles, surtout lorsqu’elles sont gravides. Les mâles ont souvent une nageoire dorsale plus pointue.
O. aenea vit en bancs denses de 20 à 30 individus. Il passe la majorité de son temps sur le fond, où il fouille le substrat meuble grâce à ses barbillons sensibles, à la recherche de vers, crustacés, insectes et matières végétales. Globalement paisible et indépendant, il ne se préoccupe guère des autres poissons. Comme de nombreux congénères, il pratique une respiration intestinale facultative : il remonte périodiquement en surface (jusqu’à 45 fois par heure) pour avaler une bulle d’air, ce qui lui permet de survivre dans des eaux pauvres en oxygène. Ce type de respiration est également observé chez d’autres poissons benthiques comme les barbeaux ou les carpes.
Cette espèce ovipare pond sur substrat découvert. Lors de la reproduction, le couple adopte la position dite en « T » : la femelle se place perpendiculairement au mâle, recueille sa semence dans sa bouche, puis dépose une vingtaine d’œufs qu’elle féconde et fixe sur un support (plante, roche, racine).La séquence est répétée pendant plusieurs heures et conduit à la ponte de 100 à 200 œufs. L’éclosion survient au bout de 5 jours à 22 °C, et les larves absorbent leur vitellus trois jour
Osteogaster aenea, autrefois connu sous le nom de Corydoras aeneus et appelé communément « corydoras bronze », est un poisson d'eau douce originaire d'Amérique du Sud. Il est répertorié de la Colombie jusqu'en Argentine. Avec ces cousins, Gastrodermus hastatus, Brochis leopardus, Hoplisoma paleatum et Gastrodermus undulatus, il fait partie des premières espèces du genre à avoir été importées pour le commerce aquariophile. Comme les néons ou les scalaires, il est devenu l'un des poissons iconiques du milieu.