L'alose feinte tient son nom de sa forte ressemblance avec la grande alose Alosa alosa. Comme cette dernière, elle possède un corps argenté un peu comprimé. Les écailles sont apparentes le long du ventre. Les adultes possèdent entre quatre et huit tâches sombres derrière l'ouverture branchiale. Plus rarement les tâches sont absentes ou en moindre nombre. Elle se différencie de la grande alose par le nombre de tâches, inférieur à trois chez sa cousine, et par sa plus petite taille.
Les femelles sont plus grandes que les mâles à âge égal.
Animal qui « parle » Cette espèce est connue pour émettre des sons facilement audibles par l'homme. Les adultes vivent en banc le long des côtes. Les juvéniles fréquentent les estuaires et chassent plus près du rivage. On suspecte qu'ils suivent les migrations verticales synchronisées avec les marées. Chez cette espèce, quelques populations enclavées résident exclusivement en eau douce. L'alose feinte est ichtyophage, se nourrit de poissons et crustacés. Les adultes chassent en particulier les jeunes harengs, sprats et gobies. Comme ses congénères, cette espèce est connue pour communiquer à l'aide de petits sons.
La plupart des adultes effectuent des migrations anadromes, de la mer vers les eaux douces. Ils se regroupent à proximité des estuaires au mois d'avril. L'entrée en eau saumâtre puis dans les fleuves et étangs côtiers a lieu entre mai et juin, lorsque la température de l'eau oscille entre 10 et 14°C. Le frai peut avoir lieu jusqu'à 400 kilomètres en amont des zones marines mais la plupart du temps, les aloses feintes se reproduisent plus proche de la mer. D'abord, ce sont les mâles, plus petits qui arrivent dans les frayères, rejoint quelque temps après par les femelles. La reproduction a l
Alosa fallax, plus communément appelée alose feinte, est l'une des espèces d'alose originaire d'Europe. Les adultes vivent en mer et remontent les estuaires uniquement pour se reproduire. L'alose feinte est présente dans tout l'Atlantique tempéré Est, du Maroc jusqu'à l'Islande. Elle fréquente également la mer Méditerranée, la mer Noire, la mer du Nord et la mer Baltique. Comme les autres poissons migrateurs, ses populations ont été durement impactées par les barrages, la pollution et la surpêche côtière.