Doté d'un corps robuste comparé à ses congénères, les mâles Apistogramma kullanderi atteignent 8 cm à l'âge adulte. Cette taille est considérable pour cette espèce qui appartient au groupe des « cichlidés-nains ». D'après ces descripteurs, cette caractéristique viendrait de l'environnement spécifique dans lequel évolue l'espèce. En effet, isolée par de grandes cascades, cette espèce aurait vu sa taille évolué au bénéfice de l'absence de concurrence dans sa caste alimentaire.
Les mâles sont plus grands que les femelles. Celles-ci ont la particularité, à ce jour unique dans le genre Apistogramma, de posséder une combinaison de pigmentation foncée intense continue sur l'ensemble des flancs. Seules les femelles A. baenschi possèdent quelques lointaines similitudes (présence d'une pigmentation discontinue). Les mâles sont eux recouverts d'un motif grossier constitué de petites tâches pouvant rappeler celui des Apistogramma tucurui. Les mâles matures possèdent des mâchoires élargies avec de grandes lèvres charnues.
À l'image des autres espèces de son genre, l'Apistogramma kullanderi pourrait vivre en petit groupe hors période de reproduction. Naturellement, c'est une espèce qui reste à proximité du fond, en quête de nourriture. Ce poisson passe une partie de son temps à filtrer l'humus et la vase en quête de nourriture. Ce poisson territorial peut devenir agressif à certaines occasions. Il n'apprécie guère la présence d'autres espèces "caractérielles" sur son territoire. Il devient plus combatif en période de reproduction. Dans ce contexte, il protègera rigoureusement sa ponte et ses alevins contre tout intru s'approchant de son territoire. Les mâles peuvent également être virulents entre eux.
L'Apistogramma kullanderi e
Nommé en l'honneur du renommé scientifique suédois Sven Kullander, L'Apistogramma kullanderi est un cichlidé nain endémique au haut Rio Curuà, dans l'état du Para au Brésil. Décrit seulement en 2014, il a été aperçu pour la première fois en 2009, lors d'une expédition organisée pour réaliser un inventaire des poissons-chats de la « Serra do Cachimbo ».