Comme pour les autres sars, le corps est compressé et plat. Il est gris clair avec des reflets argentés et verdâtres. Les juvéniles et jeunes adultes se distinguent des autres sars par leurs neuf bandes verticales sombres. La nageoire caudale est bordée de noir avec une tâche à sa base. La taille oscille entre 15 et 30 centimètres. Les poissons adultes sont devenus rares, ils pourraient dépacer les 40 centimètres. On compte sept sous-espèces de sar commun : D. sargus ascencionis (Valenciennes, 1830), D. sargus cadenati (de la Paz, Bauchot & Daget, 1974), D. sargus capensis (Smith, 1844), D. sargus helenae (Sauvage, 1879), D. sargus kotschyi (Steindachner, 1876), D. sargus lineatus (Valenciennes, 1830) et D. sargus sargus (Linnaeus, 1758).
Mâle et femelle ne sont pas facilement dissociables.
Les sars sont des poissons rapides et actifs, de tendance globalement grégaires. Ils pourraient profiter des reflets argentés de leur corps pour perturber leurs potentiels prédateurs. Les juvéniles vivent à proximité des côtes, dans des eaux peu profondes. En Méditerranée, ils utilisent la posidonie (Posidonia oceanica) et la zostère marine (Zostera marina) comme pépinières. Les adultes fréquentent les fonds accidentés, constitués de rochers, de galets et de sables. Ces environnements fournissent cachettes et zones de chasse à ces poissons situés au milieu de la chaîne alimentaire. Les sars sont omnivores mais la plus grosse partie de l'alimentation est constituée de mollusques (gastéropodes, bivalves, polyplacophores). Ils complètent ce régime de crustacés (crabes, crevettes, amphipodes...) et de végétaux aquatiques (macrophytes). Poisson caractériel, des joutes et des parades sont fréquemment observées entre les individus. Reproduction La plupart des individus semblent protandres : ils naissent mâles puis changent
Se nourrit d'algues, d'oursins, de vers, de gastéropodes et d'amphipodes.
Le sar commun, Diplodus sargus, est un poisson emblématique des côtes européennes. Il est présent de la mer du Nord jusqu'à la Méditerranée. Son abondance varie en fonction des régions et de la pression de la pêche. Facilement observé de la surface, c'est un bon indicateur de la qualité des écosystèmes marins côtiers.