Le bar commun est un poisson allongé de couleur argentée. Le dos et la queue tendent vers un gris plus prononcé tandis que les flancs s'éclaircissent lorsqu'on approche du ventre. Il a deux nageoires dorsales, la première comprend une dizaine d'épines, tandis que la seconde n'en possède qu'une. La nageoire anale compte trois épines et une dizaine de rayons mous. Le corps est recouvert d'écailles. Une ligne joint le haut des branchies à la nageoire caudale mais ne la recouvre pas. Certains spécimens ont des reflets bleutés sur le dos, et le ventre peut tendre légèrement vers le jaune.
Mâle et femelle ne sont pas facilement dissociables.
Les bars sont des poissons rapides et actifs, de tendance grégaire. Les juvéniles vivent à proximité des côtes, dans des eaux peu profondes. Plus ils grandissent, plus ils fréquentent les fonds accidentés, constitués de rochers, de galets et de sable et s'éloignent des côtes. Ces environnements fournissent cachettes et zones de chasse favorables. Les bars sont carnivores. Ils excellent dans l'art de la chasse. En pleine mer, ils s'attaquent aux poissons et aux céphalopodes tandis qu'aux abords du littoral, ils visent de petits crustacés et d'autres organismes de taille moindre. Reproduction Gonochorique, leur fécondation est externe. Les bars se reproduisent une fois par an. La saison débute en août dans les eaux plus chaudes et peut s'étendre sur plusieurs mois lorsqu'on remonte vers des eaux plus froides. La ponte a lieu en hiver, de décembre à mars. Elle se retrouve décalée en Atlantique et dans les mers plus froides. La température de l'eau doit être comprise entre 12 et 14 °C. Espèce inoffensive Cette espèce ne présente pas de danger particulier pour l'Homme en cas de rencontre dans son milieu naturel.
Se nourrit d'invertébrés à l'état juvénile, tandis que les adultes sont moins grégaires et préfèrent consommer d'autres poissons.
Le bar commun ou loup de mer est un poisson emblématique des côtes européennes. Il est présent de la mer du Nord jusqu'à la Méditerranée. Son abondance varie en fonction des régions et de la pression de la pêche. Facilement observable de la surface, c'est un bon indicateur de la qualité des écosystèmes marins côtiers. En France, c'est l'un des poissons les plus consommés : en 2019, 4 204 tonnes ont été écoulées, un marché évalué à plus de 58 millions d'euros. Son élevage en ferme d'aquaculture est en augmentation partout en Europe.