Le corps est argenté, avec des nageoires rougeâtres, excepté les nageoires pelviennes qui sont rouge foncé. Il se distingue de ses congénères en Eruope par, entre autres, le nombre de rangées d'écailles le long de la ligne latérale (39 à 42) et le nombre de rayons ramifiés sur la nageoire anale (10-13). Le museau pointe vers l'avant.
Les femelles possèdent un abdomen plus rebondi que celui des mâles, elles sont généralement plus trapues.
Cette espèce grégaire fréquente les eaux calmes riches en nutriments. Les rotengles se nourrissent principalement de plancton, d'insectes terrestres, de larves, d'escargots et de divers végétaux. Les jeunes sont plutôt à tendance carnivore tandis que les vieux adultes peuvent se nourrir à plus de 80% de végétaux. En Europe, son principal prédateur est le brochet mais il est également ciblé par les silures ou les hérons.
Les mâles se rassemblent dans les frayères puis y attirent les femelles matures. Les frayères sont caractérisées par la présence de racines, de plantes submergées et de divers autres végétaux. Mâle et femelles frayent au-dessus de la végétation. Les œufs collants se fixent dans cette dernière après la ponte. Une fois écloses, les larves se fixent aux plantes aquatiques et y restent pendant plusieurs jours, jusqu'à l'épuisement du sac vitellin. Elles mesurent autour de 5mm lors de l'éclosion. Chaque femelle pond en général entre 90 000 et 200 000 œufs, ce nombre peut atteindre 250 000 chez les plus grands spécimens. Les mâles atteignent la maturité sexuelle au bout de un à quatre ans contre deux à cinq ans pour les femelles. L'âge de maturité varie en fonction de la latitude géographique. Chez cette espèce, la reproduction a lieu entre avril et juillet en Europe. Espèce inoffe
Le rotengle est un poisson d'eau douce originaire d'Europe et du nord de l'Asie Mineure. Il est répertorié des Pyrénées à l'Oural et la mer d'Aral. Naturellement, il est absent de la péninsule ibérique, du bassin Adriatique et du sud de la Grèce. Outre ces régions, il a été introduit dans plusieurs pays et îles à travers le monde. Il est au moins responsable de déséquilibres écologiques dans le nord de la Nouvelle-Zélande, car il consomme la végétation autochtone. En Europe, c'est un habitant commun des étangs, des lacs et des cours d'eau à faible débit. Il fréquente, à proximité des carpes, tanches et gardons, les zones fortement végétalisées.