L’espèce atteint environ 3 cm (SL). Le corps est allongé et la tête fine. Chez le mâle, la nageoire caudale porte, juste avant le bord, une bande pâle discontinue formée d’une série de petites taches ovales claires.
Les mâles présentent des contrastes plus nets, notamment la bande subterminale morcelée de la caudale et des reflets irisés sur les nageoires impaires. Les femelles et les juvéniles sont plus ternes ; chez le genre, la coloration des femelles reste peu discriminante.
Discret, le gourami réglisse se tient au ras des berges végétalisées, où il capture microcrustacés et larves d’insectes dans la litière et sous le film de surface. Appartenant à la famille des Anabantidae, il peut utiliser l’air atmosphérique mais cette prise d’air reste limitée et non indispensable en conditions normales.
La reproduction a lieu dans de petites cavités (sous une racine, dans une anfractuosité). Le mâle y fixe les œufs et les garde seul jusqu’à l’éclosion. Il peut produire quelques bulles sous l’eau, mais le mode dominant est la ponte et la garde des œufs à l’intérieur d’un abri couvert.
Parosphromenus deissneri, appelé gourami réglisse, est un petit osphronémidé endémique de l’île de Bangka (Indonésie), décrit par Bleeker en hommage au médecin F. H. Deissner. Il fréquente de très petits ruisseaux lents (eaux noires) et ombragés au cœur de la forêt marécageuse. Un programme de conservation et de suivi des populations est en cours via le Parosphromenus Project, qui coordonne données de terrain, élevages responsables et sensibilisation. Ce projet coordonne le suivi, encourage l’élevage éthique et la diffusion de souches traçables. Pour contribuer, privilégiez des poissons d’élevage, évitez les prélèvements sauvages et conservez la pureté géographique des lignées.