Poisson muni d'un labyrinthe Comme tous les poissons de son genre, le Betta paisible a la particularité de pouvoir respirer de deux manières différentes. En plus des branchies classiques, cette espèce est munie d'un appareil respiratoire appelé Labyrinthe qui lui permet d'absorber l'oxygène de l'air. Ces espèces sont communément appelées les labyrinthidés. L’espèce atteint environ 6 cm de longueur standard. Le corps est fusiforme, sombre (brun à noir), avec des écailles operculaires bleu iridescent et un croissant rouge vif au bord distal de la caudale. Les barres transversales sont absentes sur la caudale, mais des barres dorsales apparaissent sur les deux tiers distaux de la dorsale.
Le mâle présente des contrastes plus vifs (croissant caudal rouge, reflets bleutés de l’opercule, dessin des nageoires plus net), une silhouette souvent plus élancée et des nageoires légèrement plus développées. La femelle est plus terne et plus trapue.
Betta imbellis fréquente les secteurs peu profonds, calmes et encombrés de végétation des rivières, où il alterne fouille du benthos (microcrustacés, larves d’insectes) et interception d’invertébrés tombés en surface. Sa respiration aérienne facultative (organe labyrinthique) lui permet d’exploiter des eaux chaudes, pauvres en oxygène et parfois turbides. La territorialité est marquée entre mâles, mais les interactions restent localisées autour des caches et des nids.
Bâtisseur de nid de bulles, B. imbellis fixe la ponte sous une surface couverte (feuille flottante, racines). Après la fécondation, les œufs, qui coulent, sont collectés par un ou deux parents et placés dans les bulles ; le mâle assure ensuite l’essentiel des soins et de la défense du nid jusqu’à l’éclosion.
Betta imbellis est un petit osphronémidé du groupe splendens, naturellement présent sur la péninsule Malaise, du sud de la Thaïlande (isthme de Kra) à Singapour, et signalé autour de Medan au nord de Sumatra. Des introductions existent au Sabah (Bornéo), tandis que certains signalements plus au nord ou au Cambodge semblent provenir de confusions ou de populations introduites.