Le rondeau mouton est facilement identifiable à son corps gris à jaune verdâtre doté de quatre à sept barres verticales sombres. Son corps, comprimé et profond, peut mesurer jusqu'à 90 centimètres. L'espèce est connue pour sa dentition développée. Cette dernière comprend des incisives à l'avant de la mâchoire, puis plusieurs rangées de molaires, trois sur la mâchoire supérieure, deux sur l'inférieure. Les molaires permettent de broyer les mollusques et crustacés, des organismes qui constituent une part non négligeable de son alimentation. Comme chez les humains, cette dentition permet l'ingestion d'une large diversité d'aliments composés aussi bien d'organismes aquatiques que de matières végétales. Il existe trois sous-espèces reconnues : A. p. aries, rare, reportée du Bélize à Rio de Janeiro, A. p. oviceps et A. p. procatocephalus. Ces deux dernières se rencontrent dans les eaux nord-américaines. La première de St Marks à la Floride, la seconde de la Floride à la Nouvelle-Écosse, au Canada. Les divergences génétiques entre A. p. oviceps et A. p. procatocephalus sont cependant peu marquées.
Mâles et femelles n'ont pas de différences notables. Contrairement à de nombreuses espèces de leur famille, les rondeaux moutons ne changent pas de sexe en cours de croissance.
Ces poissons vivent d'ordinaire en groupe ou en banc même s'il n'est pas impossible d'apercevoir des individus adultes esseulés. Ils sont rencontrés à proximité des fonds rocheux où ils cherchent leur nourriture. Les jeunes vivent en banc dans les herbiers et se nourrissent principalement d'invertébrés mous, comme les vers marins ou les bryozoaires. Les adultes deviennent peu à peu omnivores, ajoutant à ce régime un fort apport en végétaux et de nombreux invertébrés à carapace dure. Au-delà d'une cinquantaine de centimètres, ils sont capables d
Archosargus probatocephalus, appelé rondeau mouton ou spare tête-de-mouton, est un sparidé de taille moyenne originaire de la côte ouest de l'océan Atlantique. Il vit des eaux littorales et estuariennes du sud de la Nouvelle-Écosse (Canada) jusqu'au Brésil. Il est absent des Bermudes, des Bahamas et de Grenade mais semble commun du golfe du Mexique jusqu'à New York. Doté d'une dentition complexe rappelant celle des humains, il fait régulièrement l'objet de buzz lors de captures chez les pêcheurs nord-américains. L'appellation « mouton » ne provient pas d'une quelconque ressemblance au niveau des dentitions des deux animaux mais de similitudes au niveau de la silhouette des museaux. Ses populations ont longtemps été peu étudiées. Ce poisson proche de la dorade semble avoir fortement subi la surpêche dans plusieurs régions. Aujourd'hui, les chercheurs s'interrogent sur le rôle de régulateur des rondeaux moutons. Ce poisson omnivore qui n'hésite pas à remonter les estuaires pourrait avoir un rôle central dans l'équilibre végétal de différents écosystèmes.