Ce poisson atteint une taille maximale d'environ 7,5 centimètres. Son corps est de forme fusiforme, légèrement allongé et adapté à la vie sur le fond. Le dimorphisme sexuel est très marqué : le mâle possède une première nageoire dorsale haute ornée de filaments, tandis que celle de la femelle reste basse et simple. L'espèce se distingue par une épine préoperculaire spécifique et compte généralement 4 épines dorsales, 8 à 10 rayons mous à la seconde dorsale et 7 à 8 rayons à l'anale. La coloration est vive, avec un corps marbré de rouge et de taches blanches, et des reflets bleus sur la tête du mâle.
L’espèce vit généralement en petits groupes comprenant un mâle dominant associé à plusieurs individus, ce qui suggère une organisation sociale comparable à celle observée chez d’autres espèces du même genre.
Le dragonnet de Moyer est un poisson benthique qui vit en petits groupes lâches. Ces groupes sont généralement constitués d'un grand mâle adulte qui domine une section du récif et de plusieurs femelles. Bien que le mâle exerce une dominance sur son secteur, l'espèce n'est pas strictement territoriale au sens agressif du terme. Les individus sont sédentaires et restent attachés à leur site de vie. Ils cohabitent avec d'autres espèces de dragonnets sur les mêmes pentes récifales, évitant les conflits directs par une ségrégation subtile des micro-habitats. Comme tous les membres de son genre, ce dragonnet est un carnivore benthique. Il se nourrit de petits invertébrés qu'il prélève sur le substrat, tels que des copépodes, des amphipodes et de petits vers. Il passe son temps à fouiller les éboulis et le sable à la recherche de cette microfaune, jouant un rôle de nettoyeur des fonds marins.
La reproduction a lieu durant la saison chaude, probablement de mai à octobre.
Le dragonnet de Moyer, Synchiropus moyeri, est un petit poisson de fond appartenant à la famille des callionymidés. Décrit en 1984 par les chercheurs Zaiser et Fricke, il porte le nom de Jack T. Moyer, un biologiste marin américain ayant consacré sa vie à l'étude des poissons de l'île de Miyake-jima au Japon. Longtemps considéré comme un endémique strict de cette île, on sait désormais que l'espèce est largement répandue dans tout l'ouest de l'océan Pacifique. Il vit en sympatrie avec d'autres dragonnets mais reste isolé sur le plan reproducteur grâce à une préférence sexuelle exclusive pour ses propres congénères.